Jaune au bleu dégradé
  • Communiqué

Procédure judiciaire suite à l’expulsion de 150 personnes sans abri place des Vosges.

Le collectif Réquisitions dénonce l’expulsion forcée et dégradante vendredi 30/07 d’environ 150 personnes sans abri installées depuis la veille place des Vosges. Elle s’est déroulée en l’absence de toute décision de justice qui plus est, sur ordre du Ministre de l’Intérieur lui-même, revendiqué sur Twitter.


Dans les prochains jours un “référé en excès de pouvoir” sera déposé auprès du tribunal administratif à l’encontre de l’autorité qui a ordonné à la police de pénétrer dans le square et de pousser de nouveau à la rue 150 personnes sans abri attendant pacifiquement leur mise à l’abri.


Sans fondement, la préfète Magali Charbonneau, présente sur place, a affirmé : « ces personnes mentent, elles ont un hébergement » avant d’ajouter « entre l’évacuation la semaine passée et celle-ci, nous avons fait assez ».


Les forces de police sont entrées à l’intérieur du parc et ont nassé le groupe patientant pour une mise à l’abri. Sans informer les personnes sur ce qu’il se passait, les ont forcé à sortir du square par groupe de dix, puis escortées par une quinzaine de fonctionnaires de police en nasse autour d’elles jusqu’à la station de métro Chemin vert, avant de les pousser de force dans le métro. Sans nulle part où aller, elles se sont retrouvées repoussées et invisibilisées dans les rues de Paris.


Cette intervention violente vient appuyer les discours mensongers et xénophobes de Marine Lepen et Nicolas Dupont-Aignan qui n’avaient pas hésité à commenter cette mobilisation.


Selon les informations du collectif, la mairie de Paris, propriétaire des lieux, affirme qu’elle n’a pas demandé l’évacuation de la place.


Dès vendredi soir, les équipes de bénévoles ont pu retrouver une partie de ces personnes autour de la porte de la Villette afin de leur distribuer tentes et couvertures.


Le collectif rappelle que la place des Vosges fourmille de logements vacants pouvant être réquisitionnés par l’État afin de contribuer à l’hébergement des personnes mal logées et sans domicile.